Petit débrief… sans langue de bois bientôt en ligne !
Petit débrief… sans langue de bois !
Chères habitantes, chers habitants,
Le Conseil municipal du 19 juin était particulièrement chargé : habitat dégradé et reprise du pouvoir de police par la commune, subventions aux associations, création d’un fonds façade, aménagement du Clos, gestion forestière, bail de chasse, conventions concernant la résidence autonomie, les médecins, le Centre social et les Restos du Cœur, sans oublier plusieurs informations sur les travaux et le comice.
Quelques semaines et 3 canicules plus tard, voici donc un petit retour sur trois sujets qui me paraissent particulièrement importants pour l’avenir de Saint-Saulge.
UN MOT D’ABORD SUR LE COMICE
Saint-Saulge a accueilli un véritable événement populaire, qui a rassemblé largement les habitants et fait vivre tout le village.
La mobilisation des bénévoles, des habitants et tout particulièrement des agriculteurs, qui ont largement contribué à l’organisation de cet événement d’ampleur, mérite d’être chaleureusement saluée.
Ce Comice a montré une nouvelle fois l’envie de se retrouver, de partager et de faire vivre Saint-Saulge collectivement.
Appuyons-nous sur cette belle dynamique pour créer un comité des fêtes, ouvert aux habitants, aux associations et à toutes les bonnes volontés. Il permettrait de coordonner les initiatives, d’accompagner les bénévoles et de proposer davantage de rendez-vous populaires tout au long de l’année.
Le Comice l’a prouvé : lorsque les énergies se réunissent, Saint-Saulge sait faire de très belles choses.
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1- HABITAT DÉGRADÉ : ENFIN ÇA BOUGE !
C’était un débat récurrent durant le précédent mandat.
Avec Heureux à Saint-Saulge, nous avons régulièrement signalé des maisons abandonnées, des toitures dégradées, des successions bloquées et des immeubles laissés sans intervention pendant de longues années.
Cette situation nous prive progressivement de logements qui pourraient être rénovés et permettre à de nouvelles familles de vivre dans le centre-bourg.
La règle est malheureusement simple :
plus on attend, plus la réhabilitation coûte cher ;
et lorsque le coût devient trop important, les acheteurs potentiels renoncent.
Il faut donc reconnaître une évolution positive : la commune a décidé de reprendre directement son pouvoir de police en matière de mise en sécurité des immeubles, jusque-là transféré à la Communauté de communes. L’objectif est de pouvoir agir avec davantage de proximité et de réactivité.
Lors de la commission urbanisme de septembre 2026, il nous a également été confirmé que plusieurs dizaines de situations étaient désormais examinées ou faisaient l’objet d’une procédure.
Nous nous réjouissons que ces dossiers commencent à avancer.
Passer des procédures à une véritable stratégie
Un arrêté de mise en sécurité ou une demande de travaux est parfois nécessaire, mais cela ne peut pas constituer à lui seul une politique du logement.
Les situations sont très différentes.
Certains habitants souhaitent restaurer leur maison, mais manquent de moyens financiers ou connaissent mal les aides existantes.
Des successions ou des indivisions peuvent bloquer un immeuble pendant dix, quinze, trente an faute d’accompagnement et de dialogue entre les héritiers.
Enfin, certains propriétaires éloignés achètent un bien à bas prix, découvrent ensuite le coût réel des travaux et cherchent à le revendre en ajoutant au prix initial les frais de notaire et d’agence.
Le résultat est parfois un immeuble toujours inhabitable, mais devenu beaucoup plus cher.
La commune doit donc se doter d’une stratégie foncière cohérente :
repérer les bâtiments dès les premiers signes de dégradation ;
contacter rapidement les propriétaires et les héritiers ;
accompagner les habitants dans leurs démarches administratives et financières ;
mobiliser l’ANAH et les dispositifs d’amélioration de l’habitat ;
construire un réseau d’artisans, d’investisseurs locaux et de partenaires capables de réhabiliter ces biens ;
envisager une intervention foncière de la commune lorsque la situation et l’intérêt collectif le justifient.
Lorsqu’un bien situé dans un secteur couvert par le droit de préemption urbain est mis en vente, la commune peut, sous certaines conditions, l’acquérir en priorité pour réaliser un projet d’intérêt général. Cet outil ne permet pas de saisir arbitrairement un bien : son utilisation doit être légalement motivée et s’inscrire dans un véritable projet communal.
Ces logements pourraient demain accueillir des familles contribuant au maintien de nos écoles, des salariés, des jeunes ou encore des retraités recherchant un logement en centre-bourg sans grand terrain à entretenir.
Nous proposons également d’étudier une meilleure information du public sur les immeubles faisant officiellement l’objet d’une procédure : arrêté de mise en sécurité, demande de travaux ou autre démarche administrative engagée par la commune.
Cette information devrait naturellement respecter le cadre légal et les droits des propriétaires, mais elle permettrait de rendre l’action municipale plus lisible et d’éviter que certaines situations restent invisibles pendant des années.
Une question essentielle demeure :
une fois la procédure terminée, quel avenir souhaitons-nous donner à ces immeubles ?
C’est cette deuxième étape qu’il faut maintenant construire collectivement : rénover, remettre des logements sur le marché et redonner vie à notre centre-bourg.
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2- ASSOCIATIONS : 2 900 € D’UN CÔTÉ… 15 000 € DE L’AUTRE
Deuxième sujet abordé au Conseil municipal : le financement de la vie associative et la création d’un fonds d’aide à la rénovation des façades.
Les documents présentés au Conseil municipal prévoyaient 2 900 € de subventions pour les associations locales, auxquels s’ajoutent 6 000 € destinés à l’association Les Petites Légendes, liée à l’école.
Disons-le simplement : 2 900 € pour soutenir l’ensemble du tissu associatif local, c’est trop peu. Cela représente moins de 4 € par habitant et par an, alors que les associations organisent une grande partie des animations, créent du lien social et mobilisent quotidiennement des bénévoles.
Cette faiblesse budgétaire est d’autant plus préoccupante que le secteur associatif de Saint-Saulge traverse une période difficile : disparition de plusieurs associations, fatigue des bénévoles, démarches administratives plus lourdes et fin du CODAF, qui assurait historiquement une partie importante de l’animation du village.
Nous ne pouvons pas demander aux associations de faire vivre Saint-Saulge, de rompre l’isolement et de développer les solidarités sans leur accorder des moyens adaptés.
Une compensation qui interroge
Au cours de la même séance, la création d’un « Fonds façades » doté de 15 000 € par an a été présentée comme une forme de compensation à la baisse des subventions associatives, les associations pouvant également être éligibles à ce nouveau dispositif.
Mais ces deux financements ne répondent pas aux mêmes besoins.
Une aide à la rénovation d’une façade ne finance ni une animation, ni le fonctionnement quotidien d’une association, ni l’achat de matériel, ni l’organisation d’un événement. Elle ne peut donc pas remplacer une véritable politique de soutien à la vie associative.
Le Fonds façades peut être utile pour améliorer le bâti et embellir le centre-bourg. L’aide représentera 30 % du montant hors taxes des travaux, dans la limite de 4 000 €, pour des réalisations visibles depuis l’espace public.
Elle pourra éventuellement être complétée par des aides de l’ANAH, Saint-Saulge se trouvant dans le périmètre d’une OPAH. Une OPAH — opération programmée d’amélioration de l’habitat — est un dispositif qui accompagne les propriétaires dans la rénovation de leur logement, notamment grâce à des conseils et à des aides financières.
Pour Heureux à Saint-Saulge, ce fonds peut donc avoir une réelle utilité, à condition d’être transparent, accessible et régulièrement évalué.
Une commission pour garantir la transparence
La distribution d’une enveloppe annuelle de 15 000 € nécessite des critères clairs et l’implication des élus.
Nous avons donc demandé au Conseil municipal qu’une commission pluraliste examine les dossiers, afin d’éviter que les aides soient attribuées sans regard collectif. Cette proposition a été retenue par le Conseil municipal, ce qui constitue une avancée positive en matière de transparence.
Nous avons également proposé qu’un bilan soit présenté au Conseil municipal à la fin de l’année : nombre de demandes reçues, bénéficiaires, montants accordés, travaux réalisés et crédits restant disponibles.
Une aide vraiment accessible aux propriétaires modestes
Le dispositif a notamment été présenté comme une aide destinée aux propriétaires les plus fragiles. Pourtant, le versement est principalement prévu après la réalisation des travaux, sur présentation des factures.
C’est une difficulté majeure : les personnes qui ont le plus besoin d’aide sont souvent précisément celles qui ne peuvent pas avancer plusieurs milliers d’euros.
Sans possibilité d’obtenir tout ou partie de la somme en amont, cette mesure risque donc de rester inaccessible aux propriétaires les plus modestes et de manquer son objectif.
Nous avons demandé au Conseil municipal que soit étudiée la possibilité d’un versement anticipé, au moins partiel, avec les garanties nécessaires. Nous avons également insisté sur l’importance d’un accompagnement concret des propriétaires pour constituer leurs dossiers, solliciter les aides de l’ANAH et construire un plan de financement réaliste.
Sans avance financière ni accompagnement administratif, ce fonds risque de ne trouver ni son utilité réelle ni le public auquel il est destiné.
À ce jour et à notre connaissance, aucune procédure permettant de solliciter cette aide n’a encore été communiquée par la mairie : ni calendrier, ni formulaire, ni modalités de dépôt.
À quelques mois de la fin de l’exercice, il paraît donc difficile d’imaginer que l’intégralité des 15 000 € puisse être engagée en 2026.
Nous avons également proposé de favoriser, chaque fois que le cadre juridique le permet, le recours aux entreprises et artisans du territoire, afin que cet investissement public contribue aussi à l’économie locale.
Si l’enveloppe n’était pas entièrement utilisée, nous souhaitons que le Conseil municipal examine la possibilité d’orienter les crédits disponibles vers des actions associatives ou de solidarité.
Enfin, un bilan devra permettre au Conseil municipal de mesurer l’utilité et l’accessibilité du dispositif avant de décider de sa reconduction au budget 2027.
Investir dans les murs, mais aussi dans celles et ceux qui les font vivre
Dans une commune rurale, les associations sont essentielles. Elles créent des rencontres, de l’entraide, des animations et, tout simplement, de la vie.
Nous avons besoin d’investir dans nos façades et notre patrimoine. Mais Saint-Saulge ne doit pas seulement rénover ses murs.
Elle doit aussi soutenir les femmes, les hommes, les bénévoles et les solidarités qui les font vivre.
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3 - LA CHASSE : UN CONSEIL MUNICIPAL ASSEZ… SURRÉALISTE
Troisième épisode : le renouvellement du bail de chasse accordé à la société Saint-Hubert.
Et là, reconnaissons-le : la scène était assez particulière.
Le dossier concernait le droit de chasse sur un ensemble important de parcelles boisées appartenant à la commune. Le projet de délibération ne précisait toutefois ni leur superficie totale ni leur liste cadastrale, renvoyant simplement à un plan devant être annexé au bail. Avant toute décision, il aurait pourtant été légitime que les conseillers municipaux disposent d’un état précis des parcelles concernées et du nombre exact d’hectares mis à disposition.
Le projet présenté prévoyait initialement un bail de six ans à compter du 1er septembre 2026, pour un loyer annuel particulièrement modéré de 300 €. Ce montant était justifié par des contreparties en nature : l’entretien des lignes et chemins de chasse ainsi que, sur demande écrite de la mairie, le débroussaillage et le nettoyage de certains chemins ruraux et communaux.
Mais le débat en séance a révélé une situation pour le moins étonnante.
Après plusieurs années de difficultés à trouver un accord, nous nous sommes retrouvés à négocier quasiment en direct, en plein Conseil municipal, les conditions financières du bail.
Avec, en toile de fond, plusieurs questions légitimes :
Combien reste-t-il réellement de chasseurs locaux ?
Quelle part des droits de chasse bénéficie aujourd’hui à des personnes extérieures à Saint-Saulge ?
Existe-t-il des mises à disposition de droits de chasse au profit de tiers et, si oui, dans quelles conditions ?
Et surtout : les obligations d’entretien prévues depuis plusieurs années ont-elles réellement été exécutées, contrôlées et évaluées ?
Le plus surprenant est que ce regard critique n’a pas été introduit par l’opposition : c’est bien l’exécutif municipal lui-même qui avait inscrit ce renouvellement à l’ordre du jour, après avoir résilié le précédent bail.
Finalement, après un débat particulièrement animé, la commune aura surtout obtenu quelques centaines d’euros supplémentaires de redevance.
Rappel du cadre juridique et financier : ces parcelles relèvent du domaine privé de la commune. Le projet de délibération rappelle lui-même qu’un bien public ne peut être loué à un prix inférieur à sa valeur locative que si cette réduction répond à un motif d’intérêt général et s’accompagne de contreparties réelles, suffisantes et vérifiables.
À Saint-Saulge, la réévaluation de la redevance ne constitue donc pas une sanction contre les chasseurs. Elle relève simplement d’une gestion transparente et responsable d’un patrimoine appartenant à l’ensemble des habitants.
Je ne souhaite pas transformer ce débat en guerre entre chasseurs et non-chasseurs.
La chasse peut participer à la régulation du gibier, notamment des sangliers, dont les dégâts peuvent être importants pour les agriculteurs. Mais nos forêts communales appartiennent aussi à tous les habitants et leur utilisation mérite une réflexion plus large.
Pourquoi, par exemple, ne pas profiter de ce débat pour recréer une véritable association locale de randonnée et d’entretien des chemins ?
Elle pourrait participer à la réouverture des chemins abandonnés depuis des années, organiser des balades et contribuer, elle aussi, à leur entretien.
Pourquoi ne pas réfléchir également, sur certaines zones ou à certaines périodes, à un meilleur partage des usages entre chasse, randonnée, promenade familiale, VTT et découverte de notre patrimoine naturel ?
Faire vivre une tradition n’oblige pas à empêcher l’émergence de nouvelles pratiques.
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4 - PROCHAIN ÉPISODE : RENDEZ-VOUS AU CONSEIL MUNICIPAL !
Et si vous voulez voir tout cela en direct, rendez-vous au prochain Conseil municipal, le vendredi 25 septembre à 19 heures, dans la salle des cérémonies de la mairie.
Forêt, finances, logements vacants, patrimoine… l’ordre du jour est chargé ! Le Conseil municipal est public : venez écouter, vous informer et découvrir la vie municipale sans filtre — promis, il y a parfois plus de rebondissements que dans une série.
Julien BOUCHER
Conseiller municipal “Heureux à Saint Saulge”
06.74.51.18.94 - jboucher.stsaulge@gmail.com
Vous trouverez ci-dessous une synthèse des principales questions, propositions et contributions transmises à la municipalité depuis le dernier Conseil municipal afin d'alimenter le débat local.
Environnement
Proposition de lancer un recensement participatif de l'ambroisie et de la renouée du Japon afin de mieux lutter contre ces plantes invasives avec l'aide des habitants volontaires.
Centre-bourg et patrimoine
Demande d'informations sur l'avancement des dossiers concernant les bâtiments dégradés, les situations de péril, les biens sans maître et les actions engagées pour poursuivre la reconquête du centre-bourg.
Avenir de la boulangerie
Question sur les solutions actuellement étudiées pour permettre d'anticiper la fermeture de la boulangerie actuelle et favoriser l'implantation d'une nouvelle activité de boulangerie à Saint-Saulge, les délais étant désormais très courts (moins d'un an).
Communication municipale
À la suite du dernier atelier consacré à la communication municipale, j’ai demandé une clarification sur les moyens permettant aux habitants, associations et élus de transmettre des informations à la mairie, ainsi que sur les modalités d’utilisation des différents supports de communication municipaux.
Vie démocratique locale
Suite à une interpellation du maire concernant différentes publications que je réalise sur la page Facebook d’Heureux à Saint-Saulge au sujet de la vie municipale, je me suis permis de rappeler mon attachement à un débat serein et respectueux. Pour moi, la démocratie locale repose aussi sur la possibilité de poser des questions, de formuler des propositions, d’exprimer des points de vue différents et de garantir la liberté d’expression de chacun dans le respect des personnes et dans l’intérêt de la commune.
Transparence budgétaire
Renouvellement de ma demande visant à permettre aux élus de disposer, en amont des conseils municipaux, des éléments détaillés accompagnant les délibérations, notamment les budgets, conventions et subventions aux associations, afin de pouvoir les étudier sérieusement et voter de façon éclairée en conseil municipal, plutôt qu'à l'aveugle et sans temps de travail préalable.
Solidarité et action sociale
Dans le cadre d’un atelier de réflexion consacré à l’action sociale et au développement du territoire, le collectif citoyen « Heureux à Saint-Saulge » a transmis une contribution de travail destinée à alimenter les échanges et à faire émerger des pistes d’action pour l’avenir de notre commune.
Cette démarche s’inscrit dans un constat partagé : Saint-Saulge dispose de nombreux atouts, mais doit également faire face aux défis rencontrés par de nombreuses communes rurales, notamment le vieillissement de la population, les difficultés de mobilité, l’accès aux services et aux soins, le maintien de l’emploi local, la transition énergétique ou encore la lutte contre l’isolement.
Le document présenté n’a pas vocation à constituer un programme arrêté, mais une base de réflexion destinée à nourrir le débat et à construire collectivement des réponses adaptées aux besoins des habitants.
Parmi les thèmes abordés :
Solidarité et lien social : meilleure coordination entre les acteurs locaux (commune, CCAS, associations, bénévoles), création d’un réseau de vigilance solidaire, lutte contre l’isolement, soutien aux personnes fragiles et valorisation de l’engagement bénévole.
Mobilité et accès aux services : développement du covoiturage solidaire, structuration d’un réseau de chauffeurs bénévoles, amélioration de l’information sur les aides existantes et facilitation de l’accès aux soins, aux activités et aux services du quotidien.
Prévention et accompagnement social : repérage précoce des situations de fragilité, renforcement de la coordination entre les différents intervenants, réflexion sur une épicerie sociale et accompagnement personnalisé des situations les plus complexes.
Emploi et développement local : réflexion autour du projet de reprise des Légendes comme support d’activités économiques et d’insertion professionnelle, création d’emplois locaux et accompagnement des personnes éloignées de l’emploi.
Affouage et solidarité : modernisation progressive du dispositif afin de maintenir ce service aux habitants tout en améliorant la sécurité, en facilitant l’accès au bois de chauffage pour les personnes âgées ou non équipées et en soutenant l’emploi d’insertion.
Transition énergétique et pouvoir d’achat : étude de la création d’une coopérative énergétique citoyenne permettant de développer une production locale d’énergie renouvelable et de mieux maîtriser les coûts énergétiques.
Attractivité et développement du territoire : soutien à la vie associative, amélioration du cadre de vie, maintien des services de proximité et construction d’un projet communal favorisant l’accueil de nouveaux habitants.
Ces propositions ont vocation à enrichir la réflexion collective engagée autour de l’avenir de Saint-Saulge. Elles reposent sur une idée simple : les solutions existent souvent déjà sur notre territoire, au sein des associations, des services publics, des réseaux de solidarité et chez les habitants eux-mêmes. L’enjeu est désormais de mieux les coordonner et de construire ensemble un projet de territoire ambitieux, réaliste et solidaire.
Comme toujours, ces démarches se veulent constructives et au service de l'intérêt général.
N'hésitez pas à me faire part de vos remarques, idées ou préoccupations afin que je puisse les relayer lorsque cela me semble utile à la vie de notre village.
Julien Boucher
Conseiller municipal de Saint-Saulge
Chères habitantes, chers habitants,
Le dernier conseil municipal de Saint-Saulge était principalement consacré au budget communal 2026. Avant toute chose, soyons honnêtes : les comptes présentés sont sincères et la présentation du maire, seul aux commandes comme souvent, fut particulièrement détaillée… plus de deux heures d’explications pédagogiques. Notre abstention ne remet donc pas en cause la gestion comptable de la commune. Elle traduit surtout des désaccords sur certaines orientations politiques et les priorités choisies pour les années à venir. Parce qu’un budget, ce n’est pas seulement des chiffres. C’est une vision du village.
1. TISSU ASSOCIATIF : ALERTE ROUGE
Le monde associatif français traverse aujourd’hui une crise profonde.
Fermetures d’associations - Épuisement des bénévoles - Baisse des financements Et pourtant… 78 % des Français reconnaissent leur rôle essentiel.
Dans nos villages, elles sont souvent le dernier lien social vivant.
Sans associations, ce sont :
moins d’animations ;
moins d’entraide ;
moins de solidarité ;
moins de vie tout simplement.
Dans ce contexte, annoncer une baisse de plus de 50 % du budget dédié aux associations et au secteur social nous paraît extrêmement inquiétant.
Car une réalité est simple :
On ne redynamise pas un tissu associatif en le fragilisant.
On ne recrée pas des bénévoles avec des coupes budgétaires.
On ne soutient pas les initiatives locales en retirant les moyens.
À Saint-Saulge, nous constatons déjà : la disparition progressive d’associations ; un manque d’accompagnement ; la dissolution du CODAF (ex comité des fêtes) ;
une difficulté croissante pour les bénévoles à gérer des obligations administratives toujours plus lourdes.
Et soyons clairs : prétexter des retards administratifs pour justifier une baisse aussi importante ne nous semble pas être une méthode très juste au regard des difficultés réelles rencontrées par les responsables associatifs, souvent bénévoles et parfois isolés face à la paperasse.
Oui, nous saluons l’effort fait pour les Restos du Cœur dans le cadre de leur relogement
Mais cela ne peut pas masquer l’absence de vision globale.
Qui accompagne aujourd’hui les associations sur le village ?
Qui aide à faire émerger de nouveaux projets ?
Quelle stratégie pour recréer une dynamique associative ?
Nous attendons beaucoup de la future commission sociale annoncée.
Parce qu’il est encore temps :
de recréer des solidarités locales ;
de soutenir les initiatives ;
de favoriser l’émergence de nouveaux projets ;
voire même de créer de l’emploi local grâce à certains dispositifs comme France Ruralités Revitalisation +.
Notre commune n’a pas seulement besoin d’un maire bâtisseur
Elle a besoin d’une équipe municipale qui place aussi la solidarité au cœur de son action.
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2. SURSAUT NÉCESSAIRE POUR SAUVER LE CENTRE-BOURG
L’état du bâti devient alarmant. Toitures effondrées - Maisons abandonnées - Immeubles qui se dégradent année après année
Et pendant ce temps-là… les procédures administratives s’enlisent.
Quelques exemples :
Le Bazois, toujours en vente avec son toit écroulé ;
Le bâtiment du 8 rue du Commerce, récemment acheté mais déjà dans un état préoccupant.
Et malheureusement, ce ne sont pas des cas isolés.
Lors du conseil municipal, il a été expliqué que les délais étaient liés aux lenteurs administratives de la Communauté de communes concernant les arrêtés de péril.
Très bien. Alors reprenons cette compétence au niveau communal.
Parce qu’il y va désormais de la survie du village.
Nous demandons :
davantage d’arrêtés de péril ;
des injonctions de travaux systématiques ;
des procédures accélérées contre les propriétaires qui abandonnent leurs biens ;
une reprise de compétence par la commune si nécessaire.
Trois arrêtés de péril au regard de l’état du village… ce n’est clairement pas suffisant.
Il faut maintenant une vraie stratégie de reconquête du centre-bourg :
recensement précis des bâtiments dégradés ;
suivi des injonctions ;
négociations avec les propriétaires ;
gestion active des biens sans maître ;
préemptions ciblées ;
appels à projets pour attirer de nouveaux habitants et rénover durablement.
Car si nous continuons à agir trop lentement, nous n’aurons bientôt plus d’autre choix que la démolition. Et cette fatalité, nous la refusons.
Nous préférons :
rénover ;
reconstruire une dynamique ;
accueillir de nouveaux habitants ;
redonner vie au village.
Le temps des constats est terminé. Il faut maintenant une volonté politique forte.
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3. LIBERTÉ D’EXPRESSION & DÉBAT LOCAL
Petit moment plus… politique
J’ai récemment été interpellé suite à ma dernière publication Facebook.
Le 2e adjoint a d’ailleurs pris le temps de répondre à certaines de mes remarques pendant le conseil municipal — avec humour — et je le remercie donc de lire mes publications… et surtout d’en tenir compte
C’est d’ailleurs assez intéressant : On nous explique souvent qu’il ne faut pas “commenter les réseaux sociaux”… mais certains élus répondent directement aux publications Facebook pendant le conseil municipal
Finalement, peut-être voit-on apparaître les prémices d’un véritable espace d’échange où les habitants peuvent :
poser des questions ;
débattre ;
obtenir des réponses.
Et franchement… pourquoi pas ? En revanche, j’ai été plus surpris d’être vivement interpellé par le maire au sujet de mes publications.
Je rappelle simplement une chose :
J’ai toute liberté de m’exprimer et de commenter la vie municipale ;
en tant qu’élu ;
mais aussi et surtout en tant que citoyen.
Soutenir ce qui fonctionne n’empêche pas :
de questionner ;
d’analyser ;
de proposer d’autres visions.
Une démocratie locale vivante, ce n’est pas seulement applaudir. C’est aussi débattre. Et tant que cela reste :
correct ;
honnête ;
respectueux ;
… le débat public doit pouvoir exister.
D’ailleurs, le fait que certaines de nos interrogations aient obtenu des réponses montre bien qu’il existe un vrai besoin :
approfondir les sujets ;
éviter de survoler les dossiers ;
permettre à chacun d’avoir le même niveau d’information.
Du coup, promis À l’avenir, j’enverrai directement mes publications et mes retours de conseils municipaux par email à l’ensemble des élu.es pour information
Parce qu’au fond, une commune avance toujours mieux quand on échange collectivement… plutôt que chacun travaille dans son coin.
—
Julien BOUCHER
Conseiller municipal
“Heureux à Saint-Saulge”
Petit débrief (sans mauvaise foi… ou presque)
Chères habitantes, chers habitants,
Nous vous partageons ici notre retour sur le dernier conseil municipal du 8 avril de la commune de Saint-Saulge.
À travers cette démarche, nous souhaitons contribuer à faire de ce mandat un temps de renouveau des pratiques, notamment en matière de participation des habitants, et faire en sorte que la transparence devienne la norme. Lors du dernier conseil municipal, plusieurs sujets importants ont été abordés.
Mais au-delà des discussions, une question revient : parle-t-on vraiment de l’essentiel ?
ARBRES ABATTUS, HAIES SUPPRIMÉES : UNE INCOMPRÉHENSION QUI S’EXPRIME
Ces dernières semaines, plusieurs interventions ont marqué les habitants : abattage des platanes faubourg de Crux, suppression des haies du cimetière…
Beaucoup de riverains se posent des questions, et c’est légitime.
Une interrogation simple revient souvent : quel est le sens de ces choix ?
Au-delà du ressenti, chacun constate une tendance : plusieurs arbres ont été retirés, alors même que les pratiques actuelles vont plutôt dans le sens d’une végétalisation renforcée des espaces publics.
Aujourd’hui, de nombreuses collectivités font le choix :
de préserver les arbres existants
de replanter davantage
de lutter contre les îlots de chaleur
de renforcer la place du végétal en ville
Il semble important que notre commune s’inscrive pleinement dans cette dynamique. Une attente forte ressort : mieux informer et associer les habitants.
Expliquer en amont les projets, les contraintes, les choix réalisés permettrait d’éviter les incompréhensions et d’apaiser les débats. Dans cet esprit, il serait utile que la majorité actuelle puisse formuler des propositions claires en matière de végétalisation et de gestion du patrimoine arboré.
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LOGEMENTS VACANTS ET BIENS EN RUINE : AGIR VRAIMENT
Je me réjouis de la perspective de la mise en place en 2027 de la taxe d’habitation sur les logements vacants.
C’est un levier utile… mais insuffisant à lui seul.
Lors du conseil, il a d’ailleurs été rappelé par le second adjoint que : des moyens de contournement existent.
Il faut donc aller plus loin et utiliser pleinement les outils à disposition.
La réquisition et les procédures existantes : comment ça fonctionne ?
Lorsqu’un bien est laissé à l’abandon, plusieurs leviers existent :
Arrêté de péril : pris par le maire, il impose au propriétaire de faire des travaux en cas de danger
Procédure d’abandon manifeste : la commune constate l’abandon, puis peut engager une reprise du bien
Expropriation simplifiée : possible dans certains cas après procédure
Mobilisation d’opérateurs publics (type établissement foncier)
Concrètement :
Le maire engage les procédures (péril, abandon)
Le conseil municipal peut soutenir, orienter, décider des stratégies
L’État intervient sur certaines étapes (expropriation, cadre légal)
Le constat aujourd’hui :
Trop peu d’arrêtés de péril sont enclenchés au regard de la situation dans le village.
Les procédures en cours restent modestes face aux enjeux.
L’enjeu est clair
Remettre sur le marché des logements
Lutter contre la dégradation du patrimoine
Ramener des habitants
Soutenir l’école et les commerces
Et surtout : arrêter de laisser pourrir des situations pendant des dizaines d'années.
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3. HÔTEL-RESTAURANT : UNE PROCÉDURE À SÉCURISER
Nous sommes intervenu en conseil sur l’avenir de l’hôtel-restaurant, aujourd’hui concerné par une procédure de liquidation.
On parle ici d’un bien communal stratégique.
Ma position est claire :
Il faut une procédure rigoureuse et transparente
Une vraie mise en concurrence
Un cahier des charges solide
Un choix d’exploitant fiable et durable
Au-delà, une question de fond se pose : faut-il conserver cet équipement dans le patrimoine communal ?
À mon sens : oui.
Trop d’exemples montrent que des établissements vendus à la hâte finissent fermés pendant des années.
Un restaurant, ce n’est pas qu’un commerce : c’est un lieu de vie, d’attractivité, d’identité.
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4. ANCIENNE GARE ET RESSOURCES COMMUNALES : UN ENJEU FINANCIER RÉEL
Un autre point mérite d’être posé clairement : les logements de l’ancienne gare sont vides depuis plus d’un an, suite à des dégradations.
Résultat :
absence de loyers
dégradation progressive du bien
perte de ressources pour la commune
Cela s'ajoute à la situation de l’hôtel-restaurant évoqué ci dessous
Au total, ce sont des recettes importantes qui échappent aujourd’hui à la commune.
Une orientation semble se dessiner vers un transfert à Nièvre Habitat, ce qui peut être pertinent, car une commune n’a pas toujours vocation à gérer directement du logement locatif.
Mais dans tous les cas : laisser des biens vacants trop longtemps a un coût réel.
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CONCLUSION
Nous sommes face à des enjeux structurants :
patrimoine communal
attractivité du village
équilibre financier
cadre de vie
Cela suppose :
des décisions solides
des procédures rigoureuses et transparentes
et une vraie volonté d’agir
Julien BOUCHER
Conseiller municipal
“Heureux à Saint-Saulge”
Chères habitantes, chers habitants,
Nous vous partageons ici notre retour sur le dernier conseil municipal de la commune de Saint Saulge.
Un début de mandat sans changement de méthode
Le premier conseil municipal est toujours un moment important : c’est celui où se répartissent les délégations entre les élus.
Sur le principe, cette organisation est saine. Elle permet de responsabiliser chacun, de mieux suivre les dossiers et d’éviter une concentration excessive des décisions.
Un constat préoccupant : À ce stade, nous faisons un constat simple : les méthodes restent les mêmes que lors du précédent mandat.
Les délégations semblent distribuées davantage en fonction des envies individuelles que d’un projet collectif structuré.
Or, l’expérience du dernier mandat nous a montré les limites de ce fonctionnement :
des élus isolés dans leurs missions, un manque de coordination, des démissions qui se sont enchaînées, et des projets qui peinent à s’inscrire dans une vision globale.
Face à une méthode de gouvernance centralisée, sans réel espace de co-construction, ces délégations risquent une nouvelle fois de s’essouffler rapidement.
Pour une autre manière de faire
Nous proposons de repenser en profondeur l’organisation des délégations, en les envisageant non pas comme des responsabilités individuelles isolées, mais comme de véritables espaces de travail collectif. Chaque délégation devrait systématiquement intégrer une démarche d’ouverture et de participation, en associant les habitantes et habitants du village dès l’élaboration des projets.
L’objectif est clair :
construire des bases solides, à la fois :
au sein de l’équipe du conseil municipal, dans un esprit de coopération réelle,
et avec les habitants, en les considérant comme des acteurs à part entière de la vie locale.
Parce que les meilleures décisions sont celles qui se construisent ensemble
La 3ᵉ adjointe : Une délégation clé… mais toujours les mêmes fragilités
La répartition de cette délégation, sur des sujets aussi essentiels que le social, la jeunesse, la culture ou l’éducation, pose une vraie question de méthode.
Lors du précédent mandat, cette délégation a déjà été fragilisée, jusqu’à être abandonnée, faute d’intérêt et de structuration.
Aujourd’hui, tout laisse penser que ces sujets restent relégués au second plan, noyés dans une délégation très large, sans cadre clair ni dynamique collective.
Sans organisation solide, sans accompagnement réel et sans vision partagée, le risque est simple : reproduire les mêmes échecs.
Ca donne le sentiment qu’on envoie quelqu’un au front, avec un portefeuille exigeant, sans filet de sécurité. Et dans ce genre de configuration, ce n’est jamais très bon… ni pour l’élue, ni pour les politiques publiques concernées.
Pour nous, ces sujets sont au cœur de la vie du village.
Ils sont essentiels pour renforcer la solidarité, recréer du lien social, soutenir les associations et prendre pleinement en compte les publics les plus fragiles.
C’est pourquoi Heureux à Saint-Saulge sera pleinement force de proposition sur cette mandature, avec l’ambition de :
redonner une priorité claire à ces politiques,
les structurer dans la durée,
et les construire avec les habitants et les acteurs du territoire.
Parce que ces enjeux méritent une attention réelle, et non d’être traités en périphérie.
Communauté de communes : un enjeu majeur… trop peu partagé
La Communauté de communes Amognes Cœur du Nivernais est un levier essentiel pour notre territoire. C’est là que se décident des politiques structurantes : développement économique, services à la population, insertion, culture et aménagement.
Et pourtant, ces enjeux restent largement invisibles pour les habitants.
Un constat
Lors du précédent mandat, la Communauté de communes s’est caractérisée par un manque de transparence, très peu de retours aux habitants de Saint Saulge, une lisibilité quasi inexistante des décisions et un suivi politique insuffisant.
Choix de la majorité
Le choix opéré va clairement à l’encontre d’une ouverture : notre candidature a été refusée sans réelle explication, dans un rejet massif, avec la reconduction à l’identique des mêmes conseillers communautaires.
Une vision : ne plus “regarder passer le train”
Aujourd’hui, Saint-Saulge est en retrait sur certains dispositifs majeurs, notamment en matière d’insertion. À Saint-Saulge, ce sont plusieurs dizaines d’habitants concernés par le chômage ou la précarité ; avec près d’1 actif sur 7 au chômage, dans un village de moins de 700 habitants, cela représente une réalité sociale forte qu’on ne peut pas ignorer.
Nous sommes par exemple le seul territoire de la Nièvre à ne pas avoir engagé de dynamique type Territoire zéro chômeur, pendant que d’autres avancent et accompagnent concrètement des habitants vers l’emploi.
Notre engagement
Heureux à Saint-Saulge sera force de proposition pour faire de l’intercommunalité un levier concret pour le village, en développant l’accès aux dispositifs existants, en renforçant la coopération entre acteurs locaux et en construisant des réponses utiles aux habitants.
Parce que la Communauté de communes ne doit pas être un espace à distance :
Elle doit être un outil au service direct de notre territoire et de notre quotidien.
Commission OREV : une méthode qui interroge
La création de la commission OREV (Organisation des événements) soulève plusieurs interrogations.
Une structure créée ex nihilo, sans réelle concertation avec les acteurs locaux, et avec une logique qui semble aller vers une centralisation des initiatives.
À cela s’ajoutent plusieurs signaux faibles comme la difficulté à mobiliser des élus pour intégrer cette commission et un manque de lisibilité sur son rôle réel et ses objectifs.
Un timing discutable
On peut légitimement s’interroger sur le moment choisi. Peut-être aurait-il été plus pertinent de laisser la nouvelle adjointe poser d’abord une vision, une stratégie et une méthode, avant de créer une structure censée les porter.
Un risque de reproduire les blocages
Nous l’avons déjà constaté lors du précédent mandat, imposer une organisation sans associer les forces vives du territoire conduit aux mêmes difficultés :
manque d’adhésion,
mobilisation limitée,
et blocages dans la mise en œuvre.
Notre position : coopérer, pas centraliser
Heureux à Saint-Saulge souhaite s’inscrire dans cette dynamique et nous sommes prêts à jouer le jeu, dans un esprit constructif. Mais nous attendons désormais des propositions claires de la majorité sur le rôle, le fonctionnement et les objectifs de cette commission.
Parce que la vitalité du village ne se décrète pas : elle se construit collectivement.
La pétanque : feuilleton de l’été
La pétanque… probablement le dossier le plus commenté du village ces derniers mois.
Et pourtant, à la base, une belle dynamique : des dizaines d’adhérents, une envie de se retrouver, de faire vivre un lieu.
Bravo à celles et ceux qui ont porté cette énergie
Mais côté gestion… on a eu droit à tout : rumeurs, annonces contradictoires
montants évoqués très élevés (jusqu’à 140 000 €) et tensions inutiles
Le moment en conseil municipal en est une bonne illustration : débat confus, interpellations, sujets mal posés… Puis, le lendemain, une solution trouvée rapidement par téléphone, avec des moyens raisonnables.
Le vrai sujet : la méthode
Cet épisode illustre un schéma déjà vu : des décisions prises dans l’urgence, un manque de cadre, et une gestion parfois trop brutale des échanges, là où un travail en amont, collectif et structuré, aurait permis d’éviter incompréhensions, crispations et perte d’énergie.
On ne pourra pas avancer durablement sans un cadre respectueux, une vraie transparence et surtout une capacité à construire collectivement.
C’est précisément la démarche portée par Heureux à Saint-Saulge : mettre en place des espaces de concertation, associer les habitants et les acteurs locaux, et construire des décisions partagées, solides et durables.
Parce que bien travailler ensemble, ce n’est pas une option : c’est la condition pour réussir.
De notre côté, nous continuerons à nous exprimer, à proposer et à nous impliquer…(et parfois à faire un peu grincer des dents, parce que c’est aussi comme ça qu’on avance )
Retour sur l’atelier “Participation citoyenne & solidarité” – Heureux à Saint-Saulge
Ce samedi 10 janvier, une dizaine d’habitantes et d’habitants se sont retrouvés au café associatif pour un atelier citoyen riche, sérieux et très constructif. Ensemble, nous avons réfléchi à la manière de rendre Saint-Saulge plus solidaire, plus attentif aux fragilités et plus démocratique.
Plusieurs constats forts ont émergé : Le besoin de mieux recueillir la parole des habitants, la réalité d’un isolement social qui s’est accentué après le Covid, et l’importance de penser des services accessibles dans un village où beaucoup vivent avec des revenus modestes.
L’idée centrale : faire de Saint-Saulge un laboratoire de démocratie du proche, où la commune devient un véritable outil au service des habitants.
Merci aux participantes et participants pour la qualité des échanges,
et merci aussi à toutes celles et ceux qui nous font parvenir leurs contributions, idées et retours pour nourrir le futur projet municipal Heureux à Saint-Saulge.
Vous étiez une vingtaine de habitantes et habitants motivés à venir réfléchir avec nous à l’avenir de Saint-Saulge — merci à toutes et tous
Ce que nous construisons ensemble, c’est une démarche citoyenne ouverte à tous, où chacun peut proposer, réfléchir, débattre et agir pour le village.
L’objectif n’est pas seulement de lancer des idées, mais aussi de mettre en place une vraie méthode de participation citoyenne, pour décider collectivement et redonner du sens à l’action locale.
Une liste citoyenne, c’est quoi ?
Une liste citoyenne, c’est une autre manière de faire de la politique locale :
un programme construit ensemble
un partage réel du pouvoir entre élus et habitants
des espaces de participation tout au long du mandat
L’idée est simple : la commune devient un lieu où l’on décide ensemble, dans un esprit d’horizontalité, de coopération et de transparence.
Des ateliers ”Heureux à Saint Saulge” au nouveau Café associatif
À partir du 10 janvier, nous organiserons les premiers ateliers citoyens au Café Associatif
Tous les samedis de 16h à 18h
Nous y discuterons de ces grands thèmes :
Vie du village
Comment mieux vivre ensemble ?
Accueil des nouveaux habitants, entraide, animation, convivialité, commerces…
Culture & initiatives locales
Cinéma de village, artistes, pratiques amateurs, activités culturelles…
Écologie & ruralité
verger municipal
potager collectif
affouage
énergies renouvelables
VTT et nature
… et toutes vos idées !
Participation citoyenne & solidarité
Comment rendre la parole aux habitants ?
Comment mieux accompagner les seniors, les plus fragiles, les isolés ?
Quelles actions avec le CCAS, les associations, l’emploi, l’insertion ?
Lien avec le monde agricole
Mieux se connaître, mieux travailler ensemble, mieux valoriser notre territoire.
On vous y attend nombreuses et nombreux !